Bébé

Devenir Maman

Pour commencer ce blog, il me semblait primordial de vous parler à cœur ouvert de ma maternité. Car oui, on parle beaucoup, voir même tout le temps de la grossesse et de tout ce qu’il y a autour, on parle aussi toujours de la maternité d’un point de vue ultra positif. Mais si c’est beaucoup de bonheur, c’est aussi des moments compliqués.

Devenir Maman, non, tout n’est pas tout rose.

Voilà ou je veux en venir. Attention, je ne compte pas plomber le moral de toutes les futures mamans qui passeront par ici. Je souhaite simplement poser les mots que j’aurai aimé lire.

En effet, on nous prépare pendant plusieurs semaines à l’accouchement, préparation utile, mais le jour J, quand on accouche à la maternité, on est entouré et accompagné de professionnels de santé qui sont là pour nous guider, de faite, pour ma part, je n’ai pas vraiment eu la sensation que ces cours aient été primordiaux.

Par contre, ce que j’aurai aimé c’est être préparé à l’après, au retour à la maison, à ce moment ou l’on passe la porte de chez nous avec ce si petit être qui a des besoins particuliers, des réactions particulières et que l’on ne connait pas du tout.

Pour la petite histoire, Esmée est un bébé en or, mais RGO, donc avec tous les soucis qui vont avec, ce qui nous a valu un passage en néonatologie de 24h dès notre premier jour de retour à la maison. Par la suite, ce sont enchainés de nombreuses problématiques comme le bon choix du lait, la verticalisation et tout ce que les parents RGO connaissent que trop bien.

Et c’est à ça que j’aurai aimé être préparé, car oui avoir un bébé les premiers mois ce n’est pas tout rose, c’est du bonheur mais pas que.

Devenir maman : les désagréments des premiers mois

Si, à chaud, j’avais quelques conseils à vous donner, les voici :

  • Si vous n’avez pas envie de sortir avec votre bébé, ne sortez pas. Les premières semaines, je ne voulais pas avoir du monde à la maison ou sortir avec Esmée. Ca a été compliqué car j’ai subis pas mal de réflexions culpabilisatrices de mon entourage. Pourtant à ce moment là, je n’étais pas prête, j’avais peur qu’elle tombe malade, peur qu’elle attrape une bronchiolite et surtout peur de ne pas être capable de m’occuper d’elle malade. J’avais tout simplement peur de lui laver le nez pour la première fois, peur de nuits blanches car elle serait malade, peur qu’il lui arrive quelque chose
  • Choisissez le bon lait : et oui, pour un premier bébé et pour les mamans qui n’allaitent pas, vous allez sortir de la maternité avec un lait et en pensant que vous ne pouvez pas changer. Faux. Renseignez vous, demandez conseils à votre pédiatre mais surtout écoutez vous. En effet, la pédiatre nous a diagnostiqué pour Esmée, en plus de son RGO une intolérance au lait de vache, donc un lait de riz. Et c’est un jour, en se trompant de boite (bouuuuh les mauvais parents), que l’on a trouvé le bon lait pour Esmée qui n’était pas un lait de riz. Sans cette erreur je n’aurai jamais osé changer, et c’était une grosse erreur.
  • Préparez vous à beaucoup pleurer. Alors évidemment ce n’est pas le cas pour toutes les mamans, mais ça a été le miens et j’aurai aimé le savoir. J’ai beaucoup, beaucoup beaucoup pleuré. Ne plus avoir le temps de manger, de me laver, de me brosser les cheveux et les dents ou même faire mon lit, je l’ai tout simplement mal vécu. Beaucoup penserons que je suis égoïste, mais pourtant ça a été le cas. Et pour être honnête avec vous, suite aux deux étouffements d’Esmée, j’ai eu toute une période ou j’avais peur de rester seule avec Esmée. Je pleurais les matins en voyant son papa partir travailler tellement j’étais jalouse et j’aurai aimé être à sa place. Je n’étais pas épanouie dans ce rôle à temps plein.
  • Prenez du temps pour votre couple : un conseil essentiel, que l’on a pas suivi avec Jules malgré la promesse que l’on s’était faite, et aujourd’hui on en paye encore les pots cassés. Car oui avec l’arrivée d’un bébé votre couple va en prendre un coup. Vous ne serez pas toujours sur la même longueur d’onde, et vous aurez souvent l’impression qu’il ne vous comprend pas. Prenez du temps à deux, c’est pour moi le conseil le plus important.
  • Entourez vous bien : entourez vous de proches qui sauront être la pour vous quand vous en aurez besoin. Qui sauront venir vous donner un coup de main sans jugement aucun. Juste vous aider. Car croyez moi, vous aurez besoin d’aide mais pas de conseils ou d’avis non demandés! Sur le coup je ne l’ai pas réalisé mais c’est en culpabilisant un peu plus chaque soir suite à des avis ou conseils donnés que j’ai réalisé à quel point c’était nocif!

Mais être Maman, c’est aussi du positif

Et oui, il est important que je clôture cet article « Devenir maman » avec ces quelques mots. Je vous décris un tableau très négatif de la maternité, tout simplement car j’aurai aimé lire ces mêmes mots pour être préparée et ne pas culpabiliser. Me dire que je suis une mauvaise maman à penser tout ça. J’ai discuté avec des amies, et je me suis rendue compte que beaucoup pensaient ou avaient vécu la même chose mais n’osaient pas le dire.

Alors sachez qu’avoir un bébé c’est juste incroyable, ça vous chamboule une vie, c’est un shoot de bonheur au quotidien, mais ça nécessite d’être préparé!

Je serai curieuse d’avoir votre retour et votre ressenti sur votre maternité, qu’est-ce qui a été le plus compliqué pour vous ?

A très vite dans un nouvel article, et si vous le souhaitez, en attendant, je vous invite à lire l’article sur ma grossesse et mon endométriose

Iris

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